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Vos commentaires...

PERMETTRE LE VIRAGE À DROITE SUR FEU ROUGE C'EST DIMINUER LA POLLUTION. LA RÉPRESSION N'EST PAS UNE SOLUTION, ELLE FAIT PARTIE DU PROBLÈME. ESPÉRONS QUE MONTRÉAL FINIRA PAR COMPRENDRE...

EN BREF...

Croire Sylvain Toutant de la SAQ et notre ministre Audet relève de la naïveté la plus profonde; oublier ce qu'ils ont fait requiert une lobotomie intégrale. La SAQ est une putain et ses deux entremetteurs, Toutant et Audet, n'épargnent aucune bassesse pour entretenir, à grands frais, son bordel de luxe. La mission première de la Société des alcools du Québec n'est pas de satisfaire les consommateurs, c'est de procurer à un état rapace, cupide et mauvais gestionnaire, les revenus les plus élevés possible. Dans cet élan, qui se surprendra d'apprendre que la direction de l'organisme a comploté avec ses fournisseurs, pour contrer la dévaluation de l'euro face au dollar canadien, et les a convaincus (ce qui n'a pas dû être très difficile...) de hausser leurs prix en augmentant les ristournes au monopole? Le résultat: des prix à la consommation qui ne baissent pas et des ristournes qui s'en vont dans les coffres du gouvernement pour être utilisées ailleurs. Monsieur Toutant, ancien PDG de Rona qui a fait traîner une grève et mis sa compagnie dans une position de perte de marché avant de s'en aller crosser les contribuables québécois, fait un mea culpa du bout des lèvres après que les journaux eussent laissé le chat sortir du sac. Il accuse ses sbires de lui avoir menti et les chasse. Lui, il sauve son job et le ministre Audet se déclare satisfait de l'opération. Comme magouilleurs, il faut admirer la paire! La SAQ pourra continuer de fourrer tout le monde sans problème... c'est un monopole étatique absous d'avance de tout péché.

André Boisclair, le frais chié sans humour que les péquistes se sont choisi comme chef nous a fait une démonstration éloquente de son opportunisme tous azimuts. Il a invité les Québécois à ne pas voter pour Harper, mais, du même coup, il a demandé à ce dernier de chiffrer sa promesse sur le déséquilibre fiscal pour que les électeurs du Québec puissent voter de façon plus éclairée. Quand on ne sait pas quoi dire, on se tait... et j'espère qu'il saura lire entre les lignes en prenant connaissance des résultats du vote dans la région de Québec... peut-être qu'il s'en trouve qui en ont plein le cul des maudites ritournelles séparatistes gauchistes d'extrême droite?
La Mafia denim de Montréal est déboutée en Cour d'Appel concernant la sentence de l'arbitre relative au recul des conditions de travail conséquent aux fusions municipales. Les gros tas paresseux qui nous font office de travailleurs de la voirie se font remettre à leur place... une autre fois. Leur syndicat a mentionné la possibilité d'aller en appel devant la cour suprême du Canada. Le président du syndicat, Michel Parent, a évoqué la possibilité que ses membres se croisent les bras jusqu'au mois d'août 2006 et ne fassent rien... n'est-ce pas ce qu'ils font depuis plusieurs années? Mes bons amis si vaillants, peut-être qu'au lieu de brailler comme vache qui pisse, vous devriez commencer à négocier votre prochaine convention collective et, tant qu'à y être, vous remettre au travail!
Le ministre des Transports du Québec nous l'affirme: les routes du Québec ont cessé de se détériorer... J'inviterais Monsieur le ministre à prendre la 31 vers Joliette et à nous revenir sur le sujet. Quand on ne sait pas quoi dire, cher Monsieur, on se tait! Les miracles d'auto-guérison relèvent souvent de l'ignorance...
 
Le Québec est pauvre parce que nous avons une mentalité de pauvres. Une preuve? La réaction débile des gens concernant les interventions chirurgicales pratiquées dans nos hôpitaux sur des clients de l'extérieur qui paient. Je m'explique: notre gouvernement d'ineptes, avec ses politiques de tiers-monde et ses budgets de crève-faim, maintient les salles d'opération fermées 14 heures par jour. Savez-vous ce que ça coûte de laisser de l'équipement inutilisé? Si des clients sont prêts à payer un juste loyer pour se servir de ces salles, avons-nous les moyens de ne pas les laisser faire? Ce qui rentabilise le plus une immobilisation, c'est quand quelqu'un d'autre que l'investisseur paie pour s'en servir. Les listes d'attente n'ont rien à voir avec ça, elles sont le résultat direct du fait que le gouvernement impose une fermeture quotidienne de 14 heures et refuse de payer les médecins qui dépassent leurs quotas.
C'est ça, une mentalité de pauvres!
 
Le manque de pudeur semble vouloir devenir un mal social épidémique. Ça a commencé de l'autre bord de la frontière, chez nos voisins, les Tas Unis; une grosse noire se pète un ongle de trois pouces en pitonnant sur sa caisse dans un super marché, CNN arrive avec une équipe de reporters et nous la fait brailler "live" sur le drame épouvantable qu'elle vit. Je pensais qu'on échapperait à ça chez nous... C'était avant que les fouines (mâles et femelles) de TQS, TVA et de notre bonne Radio-Canada ne se mettent à l'exercice. Ça nous permet d'entrer dans les cathédrales et de voir une gang de braillards de pompiers éponger la perte d'un collègue, d'entendre la mère d'une adolescente assassinée déculotter sa vie familiale. TOTALEMENT JAUNE COMME JOURNALISME! Les gens n'ont-ils plus aucune pudeur? Une commère avec un micro, ça peut s'envoyer chier vous savez! Les affaires privées, ça peut rester privé vous savez!

ENTENTE SUR LES DÉCHETS CANADIENS
UN PARTI TELLEMENT QUÉBÉCOIS...
DIRE NON POUR DIRE NON
CES INEPTES QUI NOUS RUINENT
LE TERRORISME AU CANADA: UNE AFFAIRE D'AUTOCHTONES
LA MAL AIMÉE...

ENTENTE CANADA-COSTA RICA SUR LA GESTION DES DÉCHETS

En vertu d'un traité silencieux intervenu entre les deux pays, le Canada peut exporter ses déchets vers le Costa Rica. C'est ainsi que, dans la première vague d'envois, les costaricains se sont ramassés avec une ordure de choix, Jean Lafleur. Partout au monde on se bat pour ne pas avoir de déchet toxique dans sa cour; certains pays défavorisés n'ont pas leur mot à dire et, pour se faire du capital touristique, sont prêts à tolérer que l'on leur refile de la merde de temps en temps.

Pour ceux qui souffriraient de la même maladie que lui et auraient la mémoire en gruyère, Jean Lafleur c'est le triste idiot qui a comparu devant la Commission Gomery sur le scandale des commandites. Menteur éhonté, il a prétendu qu'il ne se souvenait de rien. Il fallait le voir, avec sa trogne de trisomique 21, avoir l'air de sortir du coma à chaque question. Le trou du cul a volé plus de 60 millions$ en fourrant tout le monde, y compris vous et moi. Est-il en prison?

 Non, il est au Costa Rica. Selon l'entente mentionnée plus haut, il s'est exporté là-bas. Il y fait la joie de ses voisins en ne dessaoulant pas depuis qu'il est arrivé, en faisant des partys de sauvages à tous les weekends et en étant le plus grossier possible avec ses voisins. Quand quelqu'un est un trou de cul chez lui, c'est rare qu'il ne le demeure pas quand il va en visite.

Je ne voudrais pas apeurer les gentils Costaricains, mais il se pourrait que, si le Canada se met à faire de l'exportation massive de déchets, ils se ramassent avec des Brault, Guité, Corriveau, Pelletier ou autres patronymes bien connus ici. Que voulez-vous, quand la fosse septique éclate, il est difficile de contrôler le flot d'étrons!

UN PARTI TELLEMENT QUÉBÉCOIS...

"Tout ce qui grouille, grenouille, scribouille", disait De Gaulle à Drapeau, "n'a aucune importance"...

Une course à la chefferie enrichit tous les fabricants d'encre de la province. On doit trouver quelqu'un pour remplacer un démissionnaire à la tête du PQ. L'ancien chef est parti parce qu'il en avait plein le pompon de se faire chier par une bande de gnangnans tous plus intelligents les uns que les autres et qui ne peuvent accepter aucune forme d'autorité. En fait, le PQ a plus de chefs que de membres.

Une pléthore d'aspirants. Un jeune coq aux narines avides, une mémé jaune pisse qui pourrait faire la vitrine d'un prêt-à-porter d'Outremont, un poisson vidangeur qui a toujours léché les coulisses du pouvoir, un ex-champion de la raquette qui espère un ace final et quatre ou cinq frustrés qui ont plus ou moins trempé leur pinceau dans la chose publique... belle brochette!

En fait, la brochette est un tartare de viandes avariées. Ce n'était pas évident au début, mais le temps a révélé les grandes qualités de tout un chacun. La seule ligne de parti qu'on aurait pu trouver dans ce débat a dû être sniffée par le coq, parce qu'elle est restée cachée on ne sait où et on ne l'a pas encore vue. Ce que je retiens, c'est que, dans un parti de séparatistes, l'unité n'est pas un concept envisageable!

Le Coq s'est, un jour, poudré le nase. So what? Ses prédécesseurs se sont noyé la luette et personne n'en est mort, sauf un, pour le moment... Les autres auraient pu minimiser l'impact, mais on est au Québec! Ici, Madame Monsieur, quand le voisin se pète la gueule, on se met à accuser tous ceux qui lui ont déjà adressé la parole d'avoir été ses complices. Cela dure jusqu'aux funérailles où, comme par miracle, n'importe quel trou du cul devient une sommité...

Si le Québec cherchait un prochain premier ministre, le débat politique de la prochaine élection ne sera pas des plus captivants... Charest n'aura qu'à laisser le PQ se déchirer, se choisir une nouvelle tête à claque et mener la prochaine campagne en rappelant les belles heures d'une course à la chefferie d'un vide étourdissant.

Avec ses candidats-chefs qui n'ont rien à dire, le PQ est à notre image... si c'est pas moi, aussi bien que ce soit n'importe qui, mais surtout pas lui. C'est comme ça qu'on devient un grand pays!

Tout ce qui grouille, grenouille, scribouille n'a aucune importance. Ça en dit long sur l'intérêt que suscite chez moi la course au suicide du PQ.

André Boisclair a été choisi chef. Tant mieux. Les prochaines élections provinciales ne manqueront pas de piquant...

DIRE NON POUR DIRE NON

"Non!"
"Pourquoi?"
"Parce que..."

Il fallait s'y attendre, Montréal dit non au pont de la 25 vers Laval. Montréal a dit non à une rue Notre-Dame en tranchée qui aurait permis l'aménagement d'espaces verts et un accès facile aux berges. Montréal a dit non au virage à droite sur feu rouge. En fait, Montréal dit non à tout ce qui pourrait la sortir de sa merde. Montréal est satisfaite d'être en train de redevenir Ville-Marie, le premier nom choisi par Maisonneuve pour sa bourgade. Passéistes, les Québécois?

Montréal dira oui au pont de la 25 vers Laval quand elle aura complété son réseau de transport en commun vers l'Est, sa rue Notre-Dame, son métro vers Anjou... Aussi bien ajouter que Montréal ne dira jamais oui.

L'enfant Montréal ne se sort pas de son stade scatologique. Pipi, caca, non... Montréal ne se sort pas de sa phase négative. L'enfant Montréal est assis, la couche pleine, dans son nid de poule, et regarde les autres grandir en hochant de la tête de gauche à droite. Il existe des thérapies pour sortir de l'état régressif! Ce n'est pas d'un maire dont Montréal a besoin, c'est d'une équipe de psychiatres.

CES INEPTES QUI NOUS RUINENT

Une autoroute qui empêche les gens de dormir, une bibliothèque nationale qui tombe en pièces, un stade qui a 29 ans et qui n'est pas encore payé et n'a jamais fonctionné comme prévu, des études qui n'aboutissent jamais à rien... c'est comme si le Québec confiait à des enfants de 2 ans la réalisation de ses projets majeurs.

C'est à se demander s'il y a encore quelqu'un qui sache se servir de sa tête dans notre bassin infini de fonctionnaires ineptes, aveugles et sourds. C'est à se demander s'il n'y a pas collusion frauduleuse des grands entrepreneurs dès qu'ils travaillent pour le gouvernement du Québec.

Au Québec, les erreurs des autres ne servent jamais de leçon; elles servent uniquement à augmenter le coût des travaux. On termine un grand œuvre et, tout de suite, il faut réinvestir des montants importants pour le corriger. Les peuplades primitives des pays reculés n'ont rien à envier à nos débiles; je suis certain que quand ils se construisent un sentier dans la jungle la plus dense, quand ils établissent leurs quartiers ou quand ils agissent au lieu de tergiverser, ils le font avec un bon sens qui nous est étranger et qu'ils n'ont pas à revenir sans arrêt sur leurs réalisations pour les compléter.

La première fois où j'ai emprunté la 15 Nord vers St-Jérôme après avoir enduré un chantier d'enfer, j'ai su tout de suite qu'il y avait un problème: mes pneus se sont mis à siffler et j'ai dû couper court à la conversation que j'avais avec mon passager. Le bruit était infernal à l'intérieur de ma voiture, j'en ai déduit (et ça ne m'a pas demandé un gros effort!) qu'il devait être intolérable pour les riverains. Et voilà... il faut asphalter la section et ça va coûter quelques millions. Encore un chantier de merde, un gaspillage de merde et des roulières de merde à prévoir sous peu. Félicitations, Québec!

On inaugure une bibliothèque nationale à Montréal. Tout le gratin est là. On se pète les bretelles... maudit que c'est beau, maudit qu'on est donc fins! La pluie de panneaux de verre débute, on doit sécuriser le périmètre. Et ça continue... Les plans originaux utilisaient des panneaux de cuivre. Trop cher. On demande à un deux de pique de trouver une solution. Il chie l'idée de mettre des grandes lames en verre trempé. Génial. Ça décroche à un rythme d'étudiants du secondaire et ça s'écrase sur les trottoirs comme des glaçons en plein été... imaginez ce qui va se passer quand le froid va les faire rétracter! Pour avoir voulu sauver trente sous, on va dépenser dix piastres pour éviter la catastrophe. Félicitations, Québec!

Si tout l'argent que l'on dépense pour corriger les inepties de nos trisomiques 21 était utilisé à bon escient, nous serions probablement la province avec le meilleur système de santé au pays, celle avec les impôts les plus bas. On ne peut pas faire ça, on perdrait ce qui nous distingue! Félicitations, Québec

LE TERRORISME AU CANADA: UNE AFFAIRE D'AUTOCHTONES

Drogue, tabac, loteries, alcool de contrebande, armes illégales, vente hors taxes aux non-autochtones... la liste est longue, mais pas exhaustive.

Les responsables de la sécurité au Canada ont lancé un cri d'alarme, à la suite des attentats de Grande-Bretagne: le Canada n'est pas équipé pour faire face à la menace terroriste sur son territoire. Ils sont bien placés pour parler de la situation parce qu'ils sont les premiers à laisser les autochtones pratiquer un terrorisme tout aussi grave, celui de la défiance continuelle des lois canadiennes, financé par de généreuses allocations.

Ainsi, à la barbe de tous, les réserves indiennes sont des endroits de haute culture et cette culture n'a rien à voir avec les traditions autochtones. C'est celle du "pot". À la barbe de tous, les réserves indiennes sont aussi des postes de transit pour à peu près tout ce qui se fait en matière d'alcool importé illégalement. À la barbe de tous, les réserves indiennes sont aussi des endroits de prédilection pour l'acquisition de tabac hors taxes. À la barbe et au nez de tous, les réserves indiennes sont aussi des tripots de jeu, sur place ou par Internet. Vous cherchez une arme de poing, visitez vos amis autochtones! Vous voulez un chalet sur des terres de la Couronne... visitez vos agents d'immeuble autochtones!

Essayez ça chez vous et vous allez voir débarquer tout ce qui existe comme corps policier fédéral, provincial ou local!

Le crime institutionnalisé n'est pas réservé aux autochtones. Il existe assez de truands de toutes les couleurs pour former une mosaïque ininterrompue de l'Atlantique au Pacifique. Le rouge y est juste un peu plus voyant que les autres.

La particularité de celui pratiqué par les autochtones c'est qu'il est béni par les autorités gouvernementales et financé par elles. On ne peut que bénir les initiatives du peuple autochtone pour s'en sortir financièrement, ils ont été tellement brimés par les missionnaires! Doit-on, en plus, les payer à même les deniers publics pour continuer de se moquer ouvertement des lois en vigueur?

Je suis certain que les cochonneries vendues par les autochtones, leur trafic illégal d'armes prohibées, les ventes de tabac et tout le reste cause plus de décès au pays à chaque année que les attentats terroristes potentiels. En tout cas, en ce qui me concerne, je manque de faire une crise de cœur à chaque fois que je lis une nouvelle étalant une autre de leurs délinquances...

LA MAL AIMÉE...

On l'a vu récemment, Montréal est la mal aimée de la province. J'espère que cela n'a surpris personne, surtout pas la succession d'ineptes qui l'ont dirigée ces dernières années!

On a les villes qu'on mérite, Montréal ne fait pas exception. Mise sur la carte par Drapeau avec Expo '67, la métropole ne s'en est jamais remise. C'est la fable de la grenouille qui voulait être aussi grosse que le bœuf et qui s'enfla si bien qu'elle creva. Faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou, chantait Brel.

Visionnaire mégalomane et autocrate, Drapeau s'est lancé dans des grands projets sans vraiment s'assurer que sa ville avait les moyens de maintenir son train de vie de parvenue. Les Montréalais passent tous les jours devant les débris inutiles et coûteux que cette époque de grande folie leur a laissés. On pourrait les comparer à des gens qui ont confié leur avenir à Household Finance pour se payer les derniers gadgets du jour. Presque 40 ans plus tard, ils paient encore les intérêts de leur emprunt d'alors.

Le Métro fut construit à la hâte, sans aucune volonté de service aux citoyens, juste pour impressionner. On bouda les technologies d'alors pour adopter un système révolutionnaire roulant Michelin. On a tracé une croix, Est-Ouest, Nord-Sud pour faire plaisir aux curés et on a bâti des stations (probablement 14 comme le chemin de la Croix), qui ne desservaient qu'une infime partie de la population. On y a greffé quelques accès nouveaux au cours des ans, mais en prenant bien soin de ne pas se rendre dans l'Est, cette partie pestilentielle de l'Île où j'habite. 40 ans plus tard on roule encore dans les mêmes vieux chars bruyants, puants et pas climatisés. Il faut maintenant, parce qu'on a omis de faire des provisions pour son renouvellement, cracher des milliards pour acheter de nouvelles voitures.

Prenant bien soin de ne pas agir, on a étudié durant 40 ans la possibilité de créer des axes routiers pour favoriser l'accès au centre-ville. À ce jour, il y a la Métropolitaine, ce ruban de béton déjà trop petit le jour de son inauguration en 1960 et l'autoroute Décarie, souffrant de sinusite et de congestion chroniques. Point à la ligne. On étudie la faisabilité d'autre chose, mais seuls des gens qui ne sont pas encore nés pourront peut-être en profiter un jour.

Drapeau est mort. Vive Drapeau. Vint Doré, dont la seule réalisation est la plage (une piscine de sable à l'eau filtrée) qui porte son nom. Il a fait de beaux discours qui semblaient ne jamais vouloir se terminer et il est parti comme il est venu, un doigt dans l'œil et l'autre dans le c... Géranium 1er, lui succéda. À part de la politique véreuse et des voyages en Chine, Monsieur ne fît pas grand chose d'autre que de favoriser le balcon fleuri et les arbres en plein milieu des trottoirs.

L'actuel maire de Bougonville, Tremblay, pourrait peut-être arriver à quelque chose s'il mettait ses culottes et réglait le problème endémique des coûts de la main d'œuvre. Montréal est aux prises avec une engeance de travailleurs manuels paresseux comme des loirs, hypersyndiqués et braillards. Une compagnie privée qui serait affublée d'une telle force ouvrière fermerait le lendemain de sa création.

La mal aimée a pourtant ses charmes. Elle est peuplée de battants optimistes, comme moi, qui espèrent un survenant. En attendant, ils continuent de voir les films les plus récents, de manger dans de bons restos, d'avoir des équipement culturels rêvés et de côtoyer une multi-ethnie qui les empêche de se crétiniser comme les autres villes du Québec. Je ne retournerais pas vivre dans mon bled d'origine pour tout l'or au monde.